HEC. Un amphi plein à craquer, une scène, 2 hommes. L’un est indien et gère plus de 60 000 collaborateurs. L’autre est estonien et va tenter de mobiliser 300 millions de personnes.
Leur volonté d’entreprendre est en train de changer le monde !
A l’occasion du lancement du site www.shamengo.com – collection de portraits de pionniers éthiques responsables – ces deux mobilisateurs ont souhaité partager leur expérience.
Cette conférence a été l’occasion de projeter, en avant-première, un reportage Shamengo de 26mn sur la fondation Sulabh créée par le Dr Bindeshwar Pathak et un reportage Shamengo de 2mn sur le mouvement « Let’s do It » fondé par Rainer Nolvak. (*)
Une conférence porteuse qui augure, nous le souhaitons, une longue série de rencontres avec d’autres pionniers.
VERBATIM de la conférence
Rainer Nolvak, fondateur du mouvement let’s do it
Seuls des actions folles peuvent aboutir dans use société folle !
Dans nos sociétés soit-disant modernes, on se targue d’avoir une politique de gestion des déchets. Faire un trou pour enfouir les déchets, ou les incinérer, c’est ça une politique efficace?
Certains pays émergents n’ont peut être pas de politique de gestion des déchets mais du coup, c’est une chance pour eux de ne pas établir le même système que nous, d’être plus malins et d’adopter un comportement différent.
Si vous réussissez à allumer une étincelle dans les yeux de vos interlocuteurs – qu’ils soient des volontaires, des membres du gouvernement ou des compagnies privées- tout devient possible! En Slovénie, un habitant sur trois a participé au clean-up national.
il ne s’agit pas de nettoyer la planète, il s’agit de nettoyer nos esprits !
Nous serons bientôt une centaine de pays engagés à participer au clean-up planétaire de 2012.
Dr Bindeshwar Pathak, fondateur de Sulabh
Le Dr Pathak considère Sulabh comme une bougie dans l’obscurité et pourtant son travail est déjà immense, il a permis à 1 million d’intouchables de s’affranchir de leur caste. Ce n’est qu’un début, mais nous avons fait avancer les choses, fait tomber des tabous. Nous avons rendu possible des situations qui étaient jusque-là impensables pour la société indienne, comme par exemple le fait qu’une intouchable puisse devenir esthéticienne et toucher de ses mains la peau de personnes issues de hautes castes.
Les toilettes Sulabh peuvent avoir un impact au-delà de l’Inde. Il n’a pas d’intouchables en Occident mais il y a de réels problèmes de réchauffement climatique. Avec ce système, il y a une réduction des gaz a effet de serre, des économies sur l’eau et la création d’un engrais naturel.
Notre technologie n’est pas patentée, elle est à la dispositions de tous. Notre objectif? servir l’Humanité. Nous sommes ravis de la partager et espérons qu’elle soit reprise en Occident.
* : Les reportages en question seront mis en ligne dans les jours qui viennent.








